Le crédit-bail fait intervenir trois acteurs : l'entreprise utilisatrice (le crédit-preneur), la société de crédit-bail (le crédit-bailleur) et le fournisseur du bien.
Le déroulé est le suivant :
L'intérêt : financer un équipement sans apport initial et sans immobiliser de trésorerie, tout en conservant la possibilité de devenir propriétaire.
En comptabilité française (PCG), le crédit-bail suit une logique de location, pas d'acquisition. Le bien n'entre pas à l'actif du preneur tant que l'option n'est pas levée.
Écriture d'un loyer de crédit-bail (redevance mensuelle 500 € HT, TVA 20 %) :
Le bien figure au bilan du bailleur, pas du preneur : on parle de financement hors bilan côté preneur.
À la levée d'option (valeur résiduelle 1 000 € HT) : le bien entre alors à l'actif en immobilisation (compte de classe 2) et commence à être amorti sur sa durée d'usage restante.
Ce traitement diffère des normes internationales IFRS 16, qui imposent d'inscrire le droit d'usage à l'actif et la dette au passif. En analyse financière, on procède donc souvent à un retraitement du crédit-bail pour comparer des entreprises sur une base homogène.
Le crédit-bail se compare naturellement à un emprunt bancaire finançant le même bien.
| Critère | Crédit-bail | Emprunt |
|---|---|---|
| Propriété initiale | Bailleur | Entreprise |
| Apport | Souvent nul | Souvent exigé |
| Inscription au bilan (PCG) | Hors bilan | Bien à l'actif + dette |
| Déduction | Loyers en charges | Amortissement + intérêts |
| Flexibilité de sortie | Restitution possible | Bien à revendre |
Exemple chiffré : une PME finance une machine de 24 000 € HT par crédit-bail sur 48 mois, loyer de 550 €/mois, option d'achat de 600 € en fin de contrat. Coût total de possession : (550 × 48) + 600 = 27 000 € HT. Le surcoût de 3 000 € correspond à la rémunération du bailleur — à mettre en regard de l'absence d'apport et de la préservation de la trésorerie. Un logiciel de comptabilité comme Orizen enregistre automatiquement les loyers en charges et rappelle l'échéance de levée d'option, souvent oubliée en fin de contrat.
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Essai gratuit 14 joursLa LOA (location avec option d'achat) est la déclinaison grand public / véhicules du crédit-bail. Le mécanisme est identique : location puis option d'achat à une valeur résiduelle. Le terme « crédit-bail » est employé pour les biens professionnels (mobilier ou immobilier) régis par le Code monétaire et financier, tandis que « LOA » désigne surtout les contrats automobiles destinés aux particuliers.
En comptabilité française (PCG), non : le bien reste au bilan du crédit-bailleur et le preneur ne comptabilise que les loyers en charges. C'est un financement hors bilan. En revanche, les engagements de crédit-bail figurent en annexe, et les normes IFRS 16 imposent au contraire d'inscrire un droit d'usage à l'actif et une dette au passif.
Oui, la TVA sur les redevances de crédit-bail est en principe déductible dans les conditions de droit commun, selon la nature du bien. Attention aux exclusions et restrictions : par exemple, la TVA sur les véhicules de tourisme reste généralement non déductible, que le financement passe par un achat ou par un crédit-bail. Vérifiez la règle applicable au bien concerné.