Le linéaire (la méthode par défaut) : annuité constante = base amortissable / durée.
Machine achetée 24 000 € HT, durée d'usage 5 ans Dotation annuelle = 24 000 / 5 = 4 800 €/an (prorata temporis la 1re année, à partir de la mise en service)
Les durées d'usage admises (pratique fiscale courante) :
| Bien | Durée usuelle |
|---|---|
| Matériel informatique | 3 ans |
| Logiciels | 1-3 ans |
| Véhicules | 4-5 ans |
| Matériel et outillage | 5-10 ans |
| Mobilier | 10 ans |
| Agencements, installations | 10-20 ans |
| Constructions | 20-50 ans |
Le dégressif : option fiscale réservée à certains biens neufs (matériels industriels, notamment), qui applique au linéaire un coefficient (1,25 à 2,25 selon la durée) sur la valeur résiduelle — la déduction est concentrée sur les premières années. Intéressant quand on veut réduire l'impôt tôt (résultats élevés au moment de l'investissement).
Trois précisions qui évitent des erreurs :
Fiscalement : chaque euro de dotation réduit le résultat imposable. À 25 % d'IS, la machine de 24 000 € « rend » 1 200 € d'impôt économisé par an pendant 5 ans. C'est le mécanisme que les dispositifs de suramortissement amplifient ponctuellement (déductions exceptionnelles de 40 % sur certains investissements verts ou industriels, selon les lois de finances — vérifier les dispositifs ouverts l'année de l'achat).
Financièrement, l'amortissement est au cœur de trois lectures :
L'erreur de pilotage à éviter : confondre amortissement et provision pour renouvellement. Amortir un camion ne met pas d'argent de côté pour le remplacer — la dotation ne sort pas de trésorerie, mais son remplacement, si. Une PME d'exploitation (transport, BTP, production) doit planifier le renouvellement de son parc en trésorerie (CAPEX prévisionnel), indépendamment du plan d'amortissement comptable.
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Essai gratuit 14 joursAucun, hormis le mot — et la confusion est universelle. L'amortissement comptable étale le COÛT d'un actif sur sa durée d'usage (charge calculée, pas de cash). L'amortissement d'un emprunt désigne le remboursement du CAPITAL emprunté (sortie de cash, pas une charge — seuls les intérêts en sont une). Une entreprise peut donc « s'appauvrir en trésorerie » en remboursant un emprunt sans que son compte de résultat n'en montre rien : le tableau de financement réconcilie les deux mondes.
Dans une fourchette raisonnable, oui : la règle comptable impose la durée d'utilisation RÉELLE dans votre entreprise, et l'administration admet les durées d'usage professionnelles (±20 % de souplesse tolérée). Amortir un ordinateur sur 2 ans se défend (usage intensif) ; sur 10 ans, non. Les PME peuvent par simplification retenir les durées d'usage fiscales sans rechercher la durée réelle. Ce qui ne se fait pas : changer de durée en cours de route sans justification (changement d'estimation à documenter).
Fiscalement, les loyers de location/crédit-bail sont des charges déductibles immédiatement, quand l'achat se déduit via l'amortissement — sur la durée, l'écart s'estompe. La vraie différence est financière : le leasing préserve la trésorerie et la capacité d'endettement (pas d'emprunt au bilan pour la location simple), mais coûte plus cher en cumul et ne crée aucun actif revendable. Règle pratique : leasing pour les actifs qui se déprécient vite ou deviennent obsolètes (informatique, véhicules), achat pour les actifs durables qui gardent de la valeur (machines-outils, immobilier).