Le déroulé type, pour une facture de 12 000 € TTC à 60 jours :
Le coût, décomposé honnêtement :
| Ligne | Fourchette | Sur 12 000 € à 60 j |
|---|---|---|
| Commission d'affacturage (service, recouvrement) | 0,5-3 % du TTC | 120-360 € |
| Commission de financement (avance de trésorerie) | Euribor + 2-4 %/an au prorata | ~70-110 € |
| Fonds de garantie (retenu, restitué en fin de contrat) | 5-10 % du CA cédé | 600-1 200 € immobilisés |
Soit un coût complet de 1,5 à 4 % de la facture selon votre volume, la qualité de vos clients et votre pouvoir de négociation. Cher comparé à un découvert bien négocié ? Pas forcément : l'affacturage embarque le recouvrement, et souvent une assurance-crédit qui vous couvre si le client dépose le bilan.
Les exclusions classiques : B2C, factures d'acompte, situations de travaux non validées par le maître d'œuvre, clients douteux ou trop concentrés (un factor n'aime pas qu'un seul client pèse 40 % de votre CA cédé).
| Solution | Principe | Coût indicatif | Pour qui |
|---|---|---|---|
| Affacturage | Cession des factures au factor + recouvrement externalisé | 1,5-4 %/facture | Croissance forte, besoin récurrent, envie d'externaliser le poste clients |
| Cession Dailly | Cession de créances à SA banque, par bordereau | ~1-2 % + intérêts | Besoin ponctuel, relation bancaire établie, on garde le recouvrement |
| Escompte bancaire | Financement d'effets de commerce (lettres de change) | Taux + commissions | Secteurs où la traite circule encore (négoce, BTP) |
| Découvert autorisé | Ligne de crédit court terme | 8-15 %/an sur l'utilisé | Tensions courtes et prévisibles |
La logique de choix : l'affacturage est un outil structurel (contrat annuel, volume engagé) quand le Dailly et le découvert sont des outils ponctuels. Une PME en hyper-croissance dont le BFR explose a intérêt à l'affacturage — le financement suit mécaniquement le CA, là où un découvert plafonne. Une PME stable avec une pointe de trésorerie en juillet prendra un Dailly sur ses 3 plus grosses factures et s'arrêtera là.
L'affacturage inversé (reverse factoring) mérite un mot : c'est le grand donneur d'ordre qui met en place le programme pour payer ses fournisseurs comptant via un factor, à un taux adossé à SA signature. Si un de vos gros clients vous le propose, c'est en général une bonne affaire — vous encaissez à 10 jours à un coût inférieur à votre propre affacturage.
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Essai gratuit 14 joursEn affacturage notifié (le standard) : oui — la facture porte une mention de subrogation et le client paie directement le factor. Certains dirigeants craignent le signal envoyé ; dans les faits, l'affacturage est banalisé en B2B (plus de 400 000 entreprises françaises l'utilisent). Si l'image reste un blocage, l'affacturage confidentiel existe : le client paie sur un compte dédié sans rien savoir — mais il est réservé aux entreprises solides (CA > 1-2 M€, comptes propres) et coûte un peu plus cher.
Oui, et c'est même un de ses atouts : le factor prête sur la qualité de VOS CLIENTS, pas sur la vôtre. Une entreprise de 6 mois qui facture des grands comptes solvables peut obtenir un contrat là où sa banque refuserait tout découvert. Les fintechs de l'affacturage (financement à la facture, sans engagement de volume) sont particulièrement adaptées aux jeunes structures : plus chères à la facture (2-5 %), mais sans contrat annuel ni minimum.
Tout dépend du contrat. En affacturage "avec recours", le factor vous redébite la facture impayée après un délai (souvent 60-90 jours post-échéance) — vous récupérez le risque. En "sans recours" (adossé à une assurance-crédit), le factor garde la perte dans la limite de l'encours garanti par client. Le sans-recours coûte 0,2-0,5 point de plus et vaut presque toujours son prix : c'est lui qui transforme l'affacturage en vraie protection contre la défaillance client, pas seulement en avance de trésorerie.