1. Créance commerciale (la plus fréquente) : c'est le montant qu'un client doit à l'entreprise après l'émission d'une facture. Tant que la facture n'est pas réglée, elle constitue une créance commerciale au bilan de l'entreprise (compte 411 "Clients").
2. Créance civile : montant dû en dehors d'une activité commerciale, par exemple un loyer non encaissé, un prêt entre particuliers, une caution non remboursée. Pour une PME, c'est plus rare mais ça arrive (prêt à un associé, caution déposée…).
3. Créance fiscale : montant dû par l'administration fiscale à l'entreprise. La plus courante en PME est la TVA déductible que l'État doit rembourser quand elle est supérieure à la TVA collectée (typique en début d'activité ou en période d'investissement).
En comptabilité française, une créance commerciale s'enregistre dès l'émission de la facture (et non à l'encaissement) — c'est le principe de la comptabilité d'engagement.
Écriture type à l'émission de facture (HT 1 000 €, TVA 20 %) :
Écriture à l'encaissement :
Si le client ne paie jamais : la créance devient douteuse (compte 416) puis irrécouvrable (provision puis perte). Cette gestion est cruciale pour ne pas surévaluer son actif et ses bénéfices imposables.
Le recouvrement amiable et judiciaire suit en général 4 étapes :
Un bon logiciel de facturation automatise les relances amiables (étape 1) et génère le courrier de mise en demeure pré-rempli. Sans ça, une PME laisse en moyenne 10-15 % de son CA en impayés.
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Essai gratuit 14 joursEn B2B (entre commerçants), la prescription est de 5 ans à compter du jour où l'obligation est née (article L.110-4 du Code de commerce). En B2C, elle est de 2 ans à compter du jour où le créancier a connu ou aurait dû connaître les faits (article L.218-2 du Code de la consommation). Passé ce délai, la créance est juridiquement éteinte — il devient impossible d'en exiger le paiement par voie judiciaire.
Une créance et une dette désignent la même opération vue de chaque côté : une créance pour le créancier (celui à qui on doit) = une dette pour le débiteur (celui qui doit). Si vous émettez une facture de 1 000 € à un client : c'est une créance dans votre comptabilité (vous attendez le paiement) et une dette dans la sienne (il doit payer).
Quatre leviers principaux : (1) Vérifier la solvabilité du client avant de signer (Pappers, Société.com) ; (2) Demander un acompte (30 % à la commande, 70 % à la livraison) ; (3) Raccourcir les délais de paiement (30 jours net plutôt que 60 ou 90) ; (4) Automatiser les relances dès le premier jour de retard via un logiciel de facturation. Une PME bien outillée réduit son taux d'impayés de 10-15 % à 2-4 %.