Contrairement au virement (initié par le payeur), le prélèvement SEPA est initié par le créancier. Le mécanisme repose sur un consentement préalable :
Le prélèvement peut être ponctuel (une seule fois) ou récurrent (à intervalle régulier). Une notification préalable du débiteur est prévue avant chaque prélèvement (montant et date), sauf accord sur un délai réduit.
Le prélèvement est donc l'exact miroir du virement : là où le virement « pousse » l'argent, le prélèvement le « tire ». C'est ce qui le rend idéal pour l'encaissement automatique — mais aussi ce qui impose un cadre strict (mandat, notification) pour protéger le débiteur.
Le prélèvement SEPA offre au débiteur des droits de contestation qui varient selon le schéma et l'autorisation :
| Situation | SEPA Core | SEPA B2B |
|---|---|---|
| Prélèvement autorisé contesté | Remboursement possible sous 8 semaines | Aucun remboursement |
| Prélèvement non autorisé | Contestation jusqu'à 13 mois | 13 mois |
| Enregistrement du mandat par la banque du débiteur | Non | Oui, requis |
Pour un créancier, le schéma B2B est plus sûr : le débiteur professionnel ne peut pas se faire rembourser un prélèvement qu'il a autorisé, et sa banque valide le mandat en amont. En Core, la possibilité de remboursement sous 8 semaines impose de conserver soigneusement le mandat et de notifier correctement chaque échéance.
Dans tous les cas, un prélèvement non autorisé (mandat inexistant ou révoqué) reste contestable 13 mois, avec remboursement de plein droit : d'où l'importance d'une gestion rigoureuse des mandats et de leur RUM.
Pour une PME, le prélèvement SEPA est le levier qui transforme des ventes ponctuelles en revenu récurrent prévisible : abonnements, maintenance, échéanciers de paiement d'une grosse facture. Son intérêt majeur est de supprimer la relance : une fois le mandat signé, chaque échéance est encaissée automatiquement, sans attendre une action du client.
La condition est une gestion propre des mandats : collecter le consentement en ligne, générer la RUM, notifier chaque échéance, gérer les rejets (provision insuffisante, mandat révoqué) et les représenter au besoin. Faite à la main, cette mécanique est chronophage et source d'erreurs.
Orizen relie ce mécanisme à ses liens de paiement : le client autorise le prélèvement en ligne, le mandat et sa RUM sont conservés, et les échéances suivantes sont encaissées automatiquement avec réconciliation des paiements reçus. Une PME peut ainsi mettre en place un échéancier ou un abonnement et cesser de courir après chaque paiement — le prélèvement devient le moteur d'une trésorerie plus régulière.
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Essai gratuit 14 joursLe virement SEPA est initié par le payeur, qui décide de transférer une somme, sans mandat. Le prélèvement SEPA est initié par le créancier, sur la base d'un mandat préalablement signé par le client : c'est le créancier qui « tire » l'argent aux échéances convenues. Le virement convient aux paiements ponctuels décidés par le client, le prélèvement aux encaissements récurrents automatiques.
Oui. En schéma SEPA Core, un prélèvement autorisé peut être remboursé sur simple demande dans un délai de 8 semaines. Un prélèvement non autorisé (mandat inexistant ou révoqué) peut être contesté jusqu'à 13 mois avec remboursement de plein droit. En schéma B2B, il n'existe pas de remboursement pour un prélèvement autorisé : le débiteur professionnel y a renoncé en signant le mandat.
Oui, c'est son usage de prédilection. Une fois le mandat récurrent signé, le créancier prélève automatiquement à chaque échéance sans nouvelle démarche du client, ce qui en fait l'outil idéal des abonnements, maintenances et échéanciers. Il faut simplement notifier le débiteur avant chaque prélèvement et gérer les éventuels rejets, ce qu'un logiciel d'encaissement automatise.